Bibliothèque

Lundi 4 juin 2007
  Je n'ai pas donné de nouvelles depuis un bout de temps, désolée, désolée ... Je suis en vacances depuis le 31 mai, les partiels se sont plus ou moins bien / mal passés, enfin, on verra bien le résultat le 26 juin :p

    Maintenant que j'ai du temps (beaucoup de temps :D), j'en profite pour faire enfin ce que je veux et la première des choses dont j'ai eu envie, c'était d'enlever de mes étagères tous les livres de Lettres qui ne me serviront plus, pour faire de la place à mes petits trésors, qui s'entassaient un peu partout et n'importe comment. Aurevoir les dictionnaires de symboles et de mythologie, adieu les livres de grammaire, de stylistique, d'ancien français et de latin !!  Place aux romans, pièces de théâtre et recueils de poésie !!

  Avec toute cette place de gagnée, une nouvelle organisation de ma bibliothèque s'imposait. Cruel dilemme : ranger les livres comme d'habitude, selon un classement très subjectif qui place Platon avec Baudelaire et Zola avec Rousseau ou bien adopter un classement plus classique et organisé (quoique le premier classement est pour moi tout ce qu'il y a de plus organisé...), digne de la future documentaliste que je suis ? J'ai opté pour le changement et mes livres sont donc désormais classés par siècles, petite exception faite pour la poèsie, qui se retrouve entre l'Antiquité et le Moyen Age : Baudelaire DOIT être dans les premiers, un point c'est tout !

    Grâce à cette nouvelle organisation, j'ai aussi retrouvé des livres dont je ne me souvenais même plus, et je constate avec étonnement que l'étage "20è siècle" est aussi peuplé que son voisin du dessus.

    Reste maintenant à ranger tous les Harry Potter, Seigneur des Anneaux, Amélie Nothomb, Werber, Schmitt et compagnie, dans une autre étagère, juste pour eux.



 Antiquité ~ Poésie ~ Moyen Age et 16ème siècle















17ème ~ 18ème siècle






















      19ème siècle










 













    20ème siècle
Par Lottie
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Lundi 22 octobre 2007
Helas ! combien de jours...

Hélas ! combien de jours, hélas ! combien de nuits
J'ai vécu loin du lieu, où mon coeur fait demeure !
C'est le vingtième jour que sans jour je demeure,
Mais en vingt jours j'ai eu tout un siecle d'ennuis.
 

Je n'en veux mal qu'à moi, malheureux que je suis,
Si je souspire en vain, si maintenant j'en pleure ;
C'est que, mal avisé, je laissais, en mal'heure,
Celle la que laisser nulle part je ne puis.

 

J'ai honte que déjà ma peau décolorée
Se voit par mes ennuis de rides labourée :
J'ai honte que déjà les douleurs inhumaines

 

Me blanchissent le poil sans le congé du temps.
Encor moindre je suis au compte de mes ans,
Et déjà je suis vieux au compte de mes peines.



Etienne de La Boétie 


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Par Lottie
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Mercredi 19 décembre 2007
  Hier soir, j'ai enfin pu voir Charlie et la chocolaterie (il était temps !!). On reconnait bien la patte de Tim Burton. D'ailleurs, l'actrice qui interprète la mère de Charlie joue dans son prochain film avec Johny Depp :D (voir la photo de mon article précédent). J'ai beaucoup aimé, sauf les passages avec les Oompaloompas que j'ai trouvé un peu ridicules. Mais ça m'a donné envie (de chocolat bien sûr !!) de lire le livre de Roald Dahl alors j'ai filé chez Gibert après les cours et me suis acheté :


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        Les Royaumes du Nord                                                                           Matilda
P. Pullman                                                                       R. Dahl


Et ce qui est bien quand on étudie à l'IUFM, c'est qu'on a pas mauvaise conscience quand on lit de la littérature jeunesse : ça fait partie de nos devoirs :D
Par Lottie
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Lundi 7 janvier 2008
   Comme j'ai dévoré Charlie et la chocolaterie, Matilda et Les Royaumes du Nord pendant les vacances, je viens de m'acheter :

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"Une momie qui s'anime pour discuter avec les scientifiques qui l'ont découverte, un prisonnier qui hésite entre deux morts affreuses, une femme enterrée vivante ..."



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"Babouc est envoyé par un génie pour observer les habitants de Persépolis, ville où règnent le luxe et les excès. Oscillant entre méfiance et fascination, le jeune homme découvre un monde de plaisirs, mais aussi de fourberie et de médisance. Or, de son compte rendu dépendra le sort de la capitale des Perses - capitale qui n'est pas sans en rappeler une autre..."



Par Lottie
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Vendredi 11 janvier 2008
  Pour le cours de théâtre, il fallait apporter un texte (on n'en savait pas plus), alors voici celui que j'ai choisi, après 2h d'hésitations entre plusieurs passages de livres  :


Chacun sa chimère

Sous un grand ciel gris, dans une grande plaine poudreuse, sans chemins, sans gazon, sans un chardon, sans une ortie, je rencontrai plusieurs hommes qui marchaient courbés.

Chacun d'eux portait sur son dos une énorme Chimère, aussi lourde qu'un sac de farine ou de charbon, ou le fourniment d'un fantassin romain.

Mais la monstrueuse bête n'était pas un poids inerte; au contraire, elle enveloppait et opprimait l'homme de ses muscles élastiques et puissants; elle s'agrafait avec ses deux vastes griffes à la poitrine de sa monture et sa tête fabuleuse surmontait le front de l'homme, comme un de ces casques horribles par lesquels les anciens guerriers espéraient ajouter à la terreur de l'ennemi.

Je questionnai l'un de ces hommes, et je lui demandai où ils allaient ainsi. Il me répondit qu'il n'en savait rien, ni lui, ni les autres; mais qu'évidemment ils allaient quelque part, puisqu'ils étaient poussés par un invincible besoin de marcher.

Chose curieuse à noter : aucun de ces voyageurs n'avait l'air irrité contre la bête féroce suspendue à son cou et collée à son dos; on eût dit qu'il la considérait comme faisant partie de lui-même. Tous ces visages fatigués et sérieux ne témoignaient d'aucun désespoir; sous la coupole spleenétique' du ciel, les pieds plongés dans la poussière d'un sol aussi désolé que ce ciel, ils cheminaient avec la physionomie résignée de ceux qui sont condamnés à espérer toujours.

Et le cortège passa à côté de moi et s'enfonça dans l'atmosphère de l'horizon, à l'endroit où la surface arrondie de la planète se dérobe à la curiosité du regard humain.

Et pendant quelques instants je m'obstinai à vouloir comprendre ce mystère; mais bientôt l'irrésistible Indifférence s'abattit sur moi, et j'en fus plus lourdement accablé qu'ils ne l'étaient eux-mêmes par leurs écrasantes Chimères.


Baudelaire
Par Lottie
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