Hop ! je reprend le questionnaire de Mlle Lou sur les livres :
1. livres de mon enfance / adolescence


2. écrivains dont je ne me lasse pas

J'ai choisi 3 auteurs contemporains :
3. auteurs que je ne lirai plus
Hmm... Proust !! C'est magnifiquement bien écrit mais alors, qu'est-ce que c'est indigeste !!
4. livres que j'emporterai sur une île déserte


J'emporterai Les oeuvres complètes de Baudelaire, L'île mystérieuse de J. Verne, Les Fables de LaFontaine, Les 1001 nuits et les Tragédies d'Euripide et Les oeuvre complètes de Chrétien de Troyes (et oui, tout ça !!)
5. premiers livres de ma liste "à lire"

Le rapport de Brodeck de P. Claudel (prix Goncourt des lycéens), Le magasin des suicides de J. Teulé et Au bonheur des dames de Zola, que je n'ai toujours pas eu le temps de commencer.
6. dernier coup de coeur littéraire

1. livres de mon enfance / adolescence

Je demandais tous les soirs à ma mère de me lire Poule Rousse ( une des histoires du Père Castor), au point d'être persuadée de savoir lire parce que je la connaissais par coeur
:p J'y suis très attachée, notament aux illustrations de cette édition.
Je n'aimais pas lire, enfin, pas plus que ça, et terminer un livre était un véritable exploit ! Je me rappelle avoir adoré Le Faucon déniché, de J-C. Noguès, dont l'histoire se déroule au Moyen-Age et Cabot-Caboche, de D. Pennac.
Ce n'est qu'en 6è ou 5è que le déclic a eu lieu, lorsque, passionnée par l'Egypte ancienne, j'ai découvert et dévoré la série des Ramsès de C. Jacq. Il me semble que mon amour pour les livres a commencé ici.
Je n'aimais pas lire, enfin, pas plus que ça, et terminer un livre était un véritable exploit ! Je me rappelle avoir adoré Le Faucon déniché, de J-C. Noguès, dont l'histoire se déroule au Moyen-Age et Cabot-Caboche, de D. Pennac.
Ce n'est qu'en 6è ou 5è que le déclic a eu lieu, lorsque, passionnée par l'Egypte ancienne, j'ai découvert et dévoré la série des Ramsès de C. Jacq. Il me semble que mon amour pour les livres a commencé ici.

2. écrivains dont je ne me lasse pas

J'ai choisi 3 auteurs contemporains :
E-E. Schmitt, que j'ai découvert avec La part de l'autre, dans lequel il imagine ce qu' aurait été la vie de Adolph H. s'il avait été reçu aux Beaux Arts et
retrace en parallèle la vie de Hitler. Les deux récits s'alternent ainsi et se complètent. J'ai aussi beaucoup aimé L'Evangile selon Pilate, qui retrace les derniers jours de
Jésus et de Ponce Pilate.
Amélie Nothomb : je ne sais plus combien j'ai pu en lire exactement, il y en a que j'aime moins que d'autres. Mais je suis toujours curieuse de savoir quel nouveau sujet délirant
elle a inventé.
Bernard Werber : lui aussi, j'ignore combien j'en ai lu. Il doit m'en rester 4 ou 5 à acheter. J'aime bien ses livres, d'une part pour son imagination, et parce qu'ils sont
toujours teintés de reflexions philosphiques (sur le monde, la relation à autrui, le sens de la vie, la connaissance de soi... )3. auteurs que je ne lirai plus
Hmm... Proust !! C'est magnifiquement bien écrit mais alors, qu'est-ce que c'est indigeste !!
4. livres que j'emporterai sur une île déserte


J'emporterai Les oeuvres complètes de Baudelaire, L'île mystérieuse de J. Verne, Les Fables de LaFontaine, Les 1001 nuits et les Tragédies d'Euripide et Les oeuvre complètes de Chrétien de Troyes (et oui, tout ça !!)
5. premiers livres de ma liste "à lire"

Le rapport de Brodeck de P. Claudel (prix Goncourt des lycéens), Le magasin des suicides de J. Teulé et Au bonheur des dames de Zola, que je n'ai toujours pas eu le temps de commencer.
6. dernier coup de coeur littéraire

Je, François Villon, de J. Teulé, retrace la vie mouvementée du poète Villon et la création de ses poèmes. On se retrouve vraiment immergé au Moyen Age au côté d'un auteur dont on
ignore souvent le mode de vie :D
Chagrin d'école de D. Pennac : l'auteur, ancien professeur, raconte son expérience de cancre et comment il a puisé dans son vécu pour venir en aide à ses élèves en difficulté. Un vrai modèle !
7. les dernières lignes d'un livre faisant partie de ma bibliothèque idéale
"Finalement, elle se représenta cette même petite soeur devenue femme. Elle était certaine que, dans les années à venir, Alice garderait son coeur d'enfant, si aimant et si simple ; elle rassemblerait autour d'elle d'autres petits enfants, ses enfants à elle, et ce serait leur yeux à eux qui deviendraient brillants et avides en écoutant mainte histoire extraordinaire, peut-être même cet ancien rêve du Pays des Merveilles. Elle partagerait tous leurs simples chagrins et prendrait plaisir à toutes leurs simples joies, en se rappelant sa propre enfance et les heureuses journées d'été."
Alice au pays des merveilles L. Carroll
Chagrin d'école de D. Pennac : l'auteur, ancien professeur, raconte son expérience de cancre et comment il a puisé dans son vécu pour venir en aide à ses élèves en difficulté. Un vrai modèle !
7. les dernières lignes d'un livre faisant partie de ma bibliothèque idéale
"Finalement, elle se représenta cette même petite soeur devenue femme. Elle était certaine que, dans les années à venir, Alice garderait son coeur d'enfant, si aimant et si simple ; elle rassemblerait autour d'elle d'autres petits enfants, ses enfants à elle, et ce serait leur yeux à eux qui deviendraient brillants et avides en écoutant mainte histoire extraordinaire, peut-être même cet ancien rêve du Pays des Merveilles. Elle partagerait tous leurs simples chagrins et prendrait plaisir à toutes leurs simples joies, en se rappelant sa propre enfance et les heureuses journées d'été."
Alice au pays des merveilles L. Carroll
par Lottie
publié dans :
Bibliothèque
Pour le cours de théâtre, il fallait apporter un texte (on n'en savait pas plus), alors voici celui que j'ai choisi, après 2h d'hésitations entre plusieurs passages de livres :
Chacun sa chimère
Sous un grand ciel gris, dans une grande plaine poudreuse, sans chemins, sans gazon, sans un chardon, sans une ortie, je rencontrai plusieurs hommes qui marchaient courbés.
Chacun d'eux portait sur son dos une énorme Chimère, aussi lourde qu'un sac de farine ou de charbon, ou le fourniment d'un fantassin romain.
Mais la monstrueuse bête n'était pas un poids inerte; au contraire, elle enveloppait et opprimait l'homme de ses muscles élastiques et puissants; elle s'agrafait avec ses deux vastes griffes à la poitrine de sa monture et sa tête fabuleuse surmontait le front de l'homme, comme un de ces casques horribles par lesquels les anciens guerriers espéraient ajouter à la terreur de l'ennemi.
Je questionnai l'un de ces hommes, et je lui demandai où ils allaient ainsi. Il me répondit qu'il n'en savait rien, ni lui, ni les autres; mais qu'évidemment ils allaient quelque part, puisqu'ils étaient poussés par un invincible besoin de marcher.
Chose curieuse à noter : aucun de ces voyageurs n'avait l'air irrité contre la bête féroce suspendue à son cou et collée à son dos; on eût dit qu'il la considérait comme faisant partie de lui-même. Tous ces visages fatigués et sérieux ne témoignaient d'aucun désespoir; sous la coupole spleenétique' du ciel, les pieds plongés dans la poussière d'un sol aussi désolé que ce ciel, ils cheminaient avec la physionomie résignée de ceux qui sont condamnés à espérer toujours.
Et le cortège passa à côté de moi et s'enfonça dans l'atmosphère de l'horizon, à l'endroit où la surface arrondie de la planète se dérobe à la curiosité du regard humain.
Et pendant quelques instants je m'obstinai à vouloir comprendre ce mystère; mais bientôt l'irrésistible Indifférence s'abattit sur moi, et j'en fus plus lourdement accablé qu'ils ne l'étaient eux-mêmes par leurs écrasantes Chimères.
Chacun d'eux portait sur son dos une énorme Chimère, aussi lourde qu'un sac de farine ou de charbon, ou le fourniment d'un fantassin romain.
Mais la monstrueuse bête n'était pas un poids inerte; au contraire, elle enveloppait et opprimait l'homme de ses muscles élastiques et puissants; elle s'agrafait avec ses deux vastes griffes à la poitrine de sa monture et sa tête fabuleuse surmontait le front de l'homme, comme un de ces casques horribles par lesquels les anciens guerriers espéraient ajouter à la terreur de l'ennemi.
Je questionnai l'un de ces hommes, et je lui demandai où ils allaient ainsi. Il me répondit qu'il n'en savait rien, ni lui, ni les autres; mais qu'évidemment ils allaient quelque part, puisqu'ils étaient poussés par un invincible besoin de marcher.
Chose curieuse à noter : aucun de ces voyageurs n'avait l'air irrité contre la bête féroce suspendue à son cou et collée à son dos; on eût dit qu'il la considérait comme faisant partie de lui-même. Tous ces visages fatigués et sérieux ne témoignaient d'aucun désespoir; sous la coupole spleenétique' du ciel, les pieds plongés dans la poussière d'un sol aussi désolé que ce ciel, ils cheminaient avec la physionomie résignée de ceux qui sont condamnés à espérer toujours.
Et le cortège passa à côté de moi et s'enfonça dans l'atmosphère de l'horizon, à l'endroit où la surface arrondie de la planète se dérobe à la curiosité du regard humain.
Et pendant quelques instants je m'obstinai à vouloir comprendre ce mystère; mais bientôt l'irrésistible Indifférence s'abattit sur moi, et j'en fus plus lourdement accablé qu'ils ne l'étaient eux-mêmes par leurs écrasantes Chimères.
Baudelaire
par Lottie
publié dans :
Bibliothèque
Comme j'ai dévoré Charlie et la chocolaterie, Matilda et Les Royaumes du Nord pendant les vacances, je viens de m'acheter :
"Une momie qui s'anime pour discuter avec les scientifiques qui l'ont découverte, un prisonnier qui hésite entre deux morts affreuses, une femme enterrée vivante ..."

"Babouc est envoyé par un génie pour observer les habitants de Persépolis, ville où règnent le luxe et les excès. Oscillant entre méfiance et fascination, le jeune homme découvre un monde de plaisirs, mais aussi de fourberie et de médisance. Or, de son compte rendu dépendra le sort de la capitale des Perses - capitale qui n'est pas sans en rappeler une autre..."
"Une momie qui s'anime pour discuter avec les scientifiques qui l'ont découverte, un prisonnier qui hésite entre deux morts affreuses, une femme enterrée vivante ..."

"Babouc est envoyé par un génie pour observer les habitants de Persépolis, ville où règnent le luxe et les excès. Oscillant entre méfiance et fascination, le jeune homme découvre un monde de plaisirs, mais aussi de fourberie et de médisance. Or, de son compte rendu dépendra le sort de la capitale des Perses - capitale qui n'est pas sans en rappeler une autre..."
par Lottie
publié dans :
Bibliothèque
Hier soir, j'ai enfin pu voir Charlie et la chocolaterie (il était temps !!). On reconnait bien la patte de Tim Burton. D'ailleurs, l'actrice
qui interprète la mère de Charlie joue dans son prochain film avec Johny Depp :D (voir la photo de mon article précédent). J'ai beaucoup aimé, sauf les passages avec les Oompaloompas que j'ai
trouvé un peu ridicules. Mais ça m'a donné envie (de chocolat bien sûr !!) de lire le livre de Roald Dahl alors j'ai filé chez Gibert après les cours et me suis acheté :


Les Royaumes du Nord Matilda
P. Pullman R. Dahl
Et ce qui est bien quand on étudie à l'IUFM, c'est qu'on a pas mauvaise conscience quand on lit de la littérature jeunesse : ça fait partie de nos devoirs :D


Les Royaumes du Nord Matilda
P. Pullman R. Dahl
Et ce qui est bien quand on étudie à l'IUFM, c'est qu'on a pas mauvaise conscience quand on lit de la littérature jeunesse : ça fait partie de nos devoirs :D
par Lottie
publié dans :
Bibliothèque
Helas ! combien de jours...
Hélas ! combien de jours, hélas ! combien de nuits
J'ai vécu loin du lieu, où mon coeur fait demeure !
C'est le vingtième jour que sans jour je demeure,
Mais en vingt jours j'ai eu tout un siecle d'ennuis.
Hélas ! combien de jours, hélas ! combien de nuits
J'ai vécu loin du lieu, où mon coeur fait demeure !
C'est le vingtième jour que sans jour je demeure,
Mais en vingt jours j'ai eu tout un siecle d'ennuis.
Je n'en veux mal qu'à moi, malheureux que je suis,
Si je souspire en vain, si maintenant j'en pleure ;
C'est que, mal avisé, je laissais, en mal'heure,
Celle la que laisser nulle part je ne puis.
J'ai honte que déjà ma peau décolorée
Se voit par mes ennuis de rides labourée :
J'ai honte que déjà les douleurs inhumaines
Me blanchissent le poil sans le congé du temps.
Encor moindre je suis au compte de mes ans,
Et déjà je suis vieux au compte de mes peines.
Etienne de La Boétie
par Lottie
publié dans :
Bibliothèque
